CHINE: P2P: le secteur du crédit en Chine, qui était en plein essor, doit fermer d'ici deux ans, selon un avis du gouvernement

Jadis considéré comme un mécanisme de crédit important, il a été secoué par des scandales de stratagèmes pyramidaux et des patrons absents, suscitant la colère du public et une répression de la part du gouvernement.
Seules 427 entreprises peer-to-peer (P2P) existantes étaient toujours en activité à la fin du mois d’octobre, contre 6 000 au sommet de 2015.

Toutes les plateformes de crédit peer-to-peer existantes en Chine doivent devenir de petits fournisseurs de crédit d’ici deux ans, a constaté mercredi un avis vu par l’agence Reuters: le dernier édit officiel avait pour objectif de freiner l’industrie, autrefois en plein essor.
Toutes les sociétés de prêt peer-to-peer (P2P) chinois doivent compenser leurs prêts en moins d’un an avant de passer aux petits prêts, selon un avis publié par le bureau chinois de l’équipe de direction des travaux de rectification des risques financiers sur Internet, lancé par Beijing. atténuer les risques dans le secteur du crédit en ligne.
Pour les entreprises qui gèrent plus de 5 milliards de yuans (711 millions de dollars) d’encours de prêts à plus longue échéance, le délai de grâce peut être prolongé jusqu’à deux ans, selon le préavis.

L’industrie chinoise du P2P était jadis considérée comme un mécanisme de crédit important, mais elle a récemment été secouée par des scandales de stratagèmes pyramidaux et des patrons absents, suscitant la colère du public et une répression plus large de la part du gouvernement.
En octobre, la police chinoise a ouvert une enquête sur une entreprise de technologie financière 51 Credit Card, soupçonnée d’avoir embauché des agents de recouvrement, qui utilisaient l’intimidation et le harcèlement.
Lufax, soutenu par Ping An Insurance, a également annoncé qu’il quitterait le marché du P2P, l’un des premiers signes indiquant que le vent tournait mal contre les prêteurs chinois.
Le plan de transition, qui débutera à la fin du mois de novembre, constitue «une approche active pour résoudre les risques inhérents aux activités existantes des prêteurs en ligne», indique le communiqué annonçant les mesures.

Son objectif est de «réduire les pertes de créanciers, de maintenir la stabilité sociale et de développer rapidement et de manière ordonnée la finance inclusive».
Les entreprises de P2P qualifiées doivent satisfaire à une exigence de capital de pas moins de 50 millions de yuans (7,1 millions de dollars US) pour devenir une société de prêt régionale, et pas moins d’un milliard de yuans (142 millions de dollars) pour devenir un petit prêteur qualifié pour opérer au niveau national, at-il ajouté.
Les plateformes frauduleuses et les entreprises comportant des risques de crédit graves seraient interdites de transition et forcées de fermer leurs portes.

À la fin du mois d’octobre, seules 427 entreprises P2P existantes étaient encore en activité, contre 6 000 au sommet de 2015, selon les dernières données de la Commission de réglementation du secteur bancaire et des assurances de Chine (CBIRC).
La nouvelle chronologie a été signalée pour la première fois par Caixin mercredi.
Le CBRC n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaires sur l’avis, mais il a annoncé plus tôt ce mois-ci qu’il achèverait les plans de classification et d’élimination des risques des plates-formes P2P existantes d’ici la fin de l’année.

Source: https://www.scmp.com/economy/china-economy/article/3039715/p2p-chinas-once-booming-lending-industry-must-close-within

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